UNE PREMIÈRE RENCONTRE INSTRUCTIVE ET CONVIVIALE POUR PRÉPARER L’ATELIER

C’est dans les locaux de Sciences Po qu’a eu lieu le 12 mai dernier la rencontre de préparation d’Urbanistes du Monde à l’atelier de design urbain organisé par l’UQAM à Rio, du 28 mai au 10 juin.

Retrouvez à partir d’aujourd’hui le résumé au quotidien de l’atelier réunissant le groupe des étudiants de l’UQAM (Québec), le groupe de travail d’Urbanistes du Monde (France) et le groupe d’étudiants de la UFF et la UERJ (Brésil). 

BIENVENUE SUR LE BLOG DE L’ATELIER RIO !

Cet été, UdM a participé à l’organisation d’un atelier international d’urbanisme tenu à Rio, en partenariat avec l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et l’Université Fédérale de Fluminense (UFF). Il s’est agi, pour les participants, de prendre la mesure des problèmes posés par la transformation de la ville suite aux Jeux Olympiques de 2016, et d’apporter des solutions innovantes.

 

ATELIER RIO – LE BOUQUET FINAL

Au terme d’un séjour déjà riche en souvenirs, les participants québécois, brésiliens et français ont travaillé dur pour produire des idées et scénarios innovants pour la zone portuaire de Porto Maravilha. Ils se sont pour cela inspirés de l’ensemble de leurs visites au cours du voyage ainsi que des indications précieuses fournies par les intervenants, pour la plupart chercheurs et universitaires cariocas. L’atelier international s’est donc clos le vendredi 10 juin après-midi avec la présentation des rendus finaux par les participants, suivie d’un cocktail célébrant les nouvelles amitiés et perspectives créées au cours de ces deux semaines.

JOUR 7 : DERNIÈRES PROMENADES AVANT LE DÉBUT DES TRAVAUX EN GROUPE

JOUR 6 : JOURNÉE DES ORISHAS

 
 
 

Atelier Rio – Jour 5 : retour au centre

 

JOUR 5 : DÉCOUVERTE DE LA PEDRA DO SA 

Le voyage prend une tournure plus précise en ce cinquième jour avec la visite de l’Institut dos Pretos Novos, lieu hautement symbolique de l’histoire afro-brésilienne et espace d’accueil pour l’atelier, qui commence mardi. Nos étudiants ont eu l’honneur et l’émotion de rencontrer un nouveau personnage hors-norme : Mãe Mari, une mère des saints, figure d’autorité religieuse dans le candomblé -le culte africain importé au Brésil par les esclaves.

 

Les stages d’été d’UdM, c’est quoi ?

Chaque année, Urbanistes du Monde envoie de jeunes urbanistes dans des villes du Sud pour y réaliser une recherche. L’objectif ? Nourrir une banque de données et un réseau de professionnels autour de grandes thématiques urbaines, trouver des solutions innovantes issues des villes de pays du Sud et ainsi inverser le rapport Nord/Sud classique de production du savoir en urbanisme.

Lancement d’un réseau de villes pour la mémoire de l’esclavage

A la suite de l’atelier de design urbain à Rio de Janeiro, l’ONG s’engage dans la formation d’un réseau de villes pour la mémoire de l’esclavage. Ce projet a pour but la création d’un réseau global, d’échanges, de recherche et d’actions, avec trois objectifs:

  • Interroger la manière dont la mémoire de l’esclavage peut être inscrit dans les politiques urbaines;
  • Faire des propositions d’actions concrètes qui permettront de valoriser les traces et la mémoire de l’esclavage;
  • Promouvoir des collaborations entre villes, chercheurs, acteurs du patrimoine et du développement urbain.

Ce réseau mènera principalement deux types d’actions:

  • La constitution d’une banque des savoirs et d’une plateforme de réflexion sur le sujet et sur ces villes
  • L’organisation d’un atelier urbain international annuel, articulé avec un cours en ligne, d’où sortiront des propositions concrètes pour ces villes.

Pour plus d’informations, veuillez consulter ce lien.

Séminaire “Urbanismes et architectures bioclimatiques” à venir !

Le premier séminaire des partenaires de l’UdM se tiendra en mai autour du thème “Urbanismes et Architectures Bioclimatiques”. Rendez-vous le 31 mai pour discuter de ce sujet tout au long de l’après midi dans les locaux de l’AREP et en apprendre plus sur des retours d’expériences du Nord comme du Sud. N’oubliez pas de vous inscrire !

Forum 2017 – Nos stagiaires en Amérique Latine

 

BRÉSIL, ARGENTINE ET MEXIQUE : NOS STAGIAIRES EN AMÉRIQUE LATINE

 

La gestion partagée des espaces publics de São Paulo

Elise Havard dit Duclos (EUP)

 

La conférence Habitat III tenue à Quito a redéfini l’espace public, autour de critères d’accessibilité, comme un des enjeux principal de la production de la ville. Cette ambition de créer, à travers la production d’espaces accessibles à tous, une ville plus inclusive et vivable, fait face à un manque latent de financements locaux.

 

C’est dans ce cadre que s’inscrivent les récentes initiatives de la préfecture de Sao Paulo, au Brésil, qui met en place différents types de co-gestion grâce à des outils que le secteur privé et la société civile peuvent s’approprier.

 

Cette recherche s’attache à étudier les programmes « Adopte une place » et les « Parklets », deux outils qui ont donné lieu à des stratégies d’appropriation variées, comme une plateforme collaborative dont le fonctionnement est détaillé dans le schéma ci-dessous.

 

Ces processus seront analysés tant du point de vue des acteurs, leur   mise en relation progressive, mais de plus en plus durable et diversifiée, que des usages, l’impact sur l’espace et les représentations. Cette thématique parait d’autant plus fondamentale à la lumière des projets de privatisation très ambitieux, et non sans impacts sur la ville, du nouveau préfet Joao Doria. 

Le financement de l’agriculture à Rosário

Clara Moreau (Sciences Po)

Le Programme d’Agriculture Urbaine (PAU) mis en place par la municipalité de Rosario (Argentine) lui a valu de remporter le Prix international des meilleures pratiques, administré par UN-Habitat en 2004. Il s’agissait à l’origine de fournir aux populations en situation de précarité économique, sociale et alimentaire les moyens matériels de subvenir à leurs besoins et de dégager des revenus en leur confiant l’exploitation de terrains municipaux situés en périphérie de la ville.

Si elle était originellement défendue par des acteurs associatifs, l’agriculture urbaine a fait l’objet d’une politique municipale volontariste depuis 2002. Aujourd’hui, le programme d’agriculture urbaine ne constitue plus seulement un palliatif aux conséquences des crises économiques, mais vise à devenir une véritable alternative de développement économique et social endogène.

Le programme implique différents acteurs (associations, entreprises, organisations gouvernementales, universités) qui ont développé des actions en amont (sensibilisation, développement d’un réseau de villes sur la question de l’agriculture urbaine…) et en aval (commercialisation des produits, création d’une marque). 

Le financement de ce programme est alimenté par différentes sources, qui permettent de garantir la diversification des fonds et la pérennisation du programme, dans l’optique de mettre en place une économie circulaire intégrée.

Le financement des projets de mobilité à México

Kévin Sundareswaran et Rodolfo Hernandez (Sciences Po)

México. Plus de 20 millions d’habitants dans une zone urbaine d’environ 185km². Une ville dense et qui s’étend très rapidement. Dans ce contexte d’urbanisation et d’extension rapide de la ville, la mobilité présente un enjeu de taille pour cette grande métropole d’Amérique latine. Et, comme dans beaucoup d’autres villes du Sud, il existe une difficulté persistante à financer les projets urbains de la ville.

Notre intérêt pour México est parti d’un projet mené récemment par ONU Femmes dans la ville. Il s’agit d’un projet qui vise à sécuriser les transports en commun de la métropole de México pour les femmes et filles habitant ou transitant dans la ville. Notre projet est parti de cet intérêt pour s’intéresser plus largement au financement des transports et de la mobilité de la ville.

Notre étude s’intéressera aux acteurs et aux différents mécanismes de financement impliqués dans ces projets mais également aux impacts qu’ils peuvent avoir sur la sécurité, priorité du gouvernement local, mais aussi sur la réhabilitation de l’espace public, l’intégration sociale, l’activité économique ou encore le changement climatique.

L’étude que nous mènerons aura pour but également de voir quelles difficultés sont rencontrés pour le financement et quelles solutions sont trouvées pour pallier à ces difficultés.

Forum 2017 – Des nouvelles de México

À MÉXICO, ENQUÊTE SUR LA VIOLENCE CONTRE LES FEMMES DANS LES TRANSPORTS PUBLICS

par Kévin Sundareswaran et Rodolfo Hernandez (Science Po)

Quiconque s’élance dans les rues du centre historique de México ou sur les gigantesques avenues Insurgentes ou Paseo de la Reforma s’apercevront vite, au-delà du traffic routier très dense, de la présence d’une quantité impressionnante de bus et de micro-bus dans la ville. Et à cela s’ajoutent les multiples lignes de métro de la ville. Les transports publics de México sont empruntés par environ 8 millions de passagers par jour.

Au loin, des bus verts, bus faisant partie du réseau de transports publics de la ville

Au loin, des bus verts, bus faisant partie du réseau de transports publics de la ville

Dans ce contexte d’utilisation très importante des transports publics, la violence envers les femmes dans la ville de México est un sujet de préoccupation de taille pour le gouvernement de la ville. En effet, un peu plus de la moitié des femmes qui utilisent les transports publics auraient été victimes au moins une fois dans leur vie de quelconque type de violence sexuelle.

Avant 2007, la question de la violence envers les femmes dans la ville n’étant pas taclée par le gouvernement local, des organisations de la société civile ont uni leurs forces pour initier un processus d’analyse de l’assignation des fonds pour répondre aux besoins des femmes. Cela a poussé le gouvernement à mettre les problématiques de genre au cœur des enjeux de la ville.

            En 2007, le lancement du programme du gouvernement Viajemos Seguras, initié par l’institution publique Inmujeres, a eu pour but de lutter contre la violence envers les femmes en sécurisant les transports publics de la ville. Surveillance dans les lignes de métro les plus empruntées, police féminine, espaces réservés aux femmes, réseaux de bus exclusifs. Le gouvernement local a fait des efforts significatifs en termes d’infrastructures et de dispositifs.

Espace réservé aux femmes et aux enfants dans le métro de la Ville de México

Espace réservé aux femmes et aux enfants dans le métro de la Ville de México

 

Mais malgré des signes encourageants du programme, les chiffres restent très préoccupants. La croissance rapide de la population ainsi que l’augmentation du flux de passagers ne facilitent pas la tâche. De plus, le gouvernement de la Ville de México semble incapable de soutenir les efforts financiers nécessaires. Par manque de fonds mais aussi par manque d’outils normatifs contraignants. Seule une infime partie du budget de l’entité fédérale de México est allouée aux problèmes de genre et ces fonds alloués ne sont pas utilisées efficacement.

L’engagement d’ONU Femmes dans le monde pour « Des villes et espaces publics sûrs » a tenté d’apporter une nouvelle dimension au projet. Son implantation en 2015 dans la ville de México semble être un avantage de taille pour le gouvernement de la ville. Le soutien apporté par ONU Femmes permet au gouvernement local de poursuivre ses efforts en termes de réduction de la violence envers les femmes.

La production par ONU Femmes d’une étude récente sur la violence envers les femmes, en collaboration avec le Colegio de México et le Gouvernement de la CDMX, a permis une mise à jour sur cette thématique mais également de mettre en lumière les limites des projets de sécurisation des transports publics et de trouver des solutions plus efficaces aux problèmes. Cette étude est financée en partie par les fonds publics mais aussi par des fonds récoltés par ONU Femmes auprès de différentes agences internationales, notamment l’Agence Espagnole de Coopération Internationale pour le Développement (AECID).

Le lancement récent d’une campagne de sensibilisation au problème dans le métro, en collaboration avec ONU Femmes, avec des affiches, des vidéos sur Internet ainsi que des hash tags sur les réseaux sociaux ont permis de faire entrer le programme du gouvernement dans une nouvelle dimension. Début 2016, le relancement du programme Viajemos Seguras est le signe d’un renouveau. Et cela est dû en grande partie à la contribution d’ONU Femmes à une approche différente du programme. Le programme Viajemos Seguras a été intégré à un programme plus large et plus complet que le programme initial.

Campagne d’ONU Mujeres contre la violence sexuelle dans les transports publics de México. Traduction : « Ceci est le regard qu’ils lancent sur ta partenaire au quotidien. La violence sexuelle est un délit passible d’emprisonnement. Respecte la loi. »

Campagne d’ONU Mujeres contre la violence sexuelle dans les transports publics de México. Traduction : « Ceci est le regard qu’ils lancent sur ta partenaire au quotidien. La violence sexuelle est un délit passible d’emprisonnement. Respecte la loi. »

Mais ce qu’ONU Femmes apporte de particulièrement innovant est l’appui pour un financement intégré et transversal des projets en direction des femmes. Ce point ne porte pas nécessairement sur les projets de sécurisation des transports publics pour les femmes sinon sur l’ensemble des projets visant à réduire la violence envers les femmes dans la ville et à progresser vers une ville plus égalitaire. Depuis 2014, ONU Femmes et le Gouvernement de la CDMX travaillent ensemble sur ce projet ambitieux. Si ce projet n’a pas encore abouti sur des changements significatifs, il montre la quête du gouvernement pour des solutions innovantes au manque de fonds.

ONU Femmes apporte également un appui financier de taille avec l’appel à des organisations internationales, notamment l’AECID, pour promouvoir les projets de sécurisation des transports publics pour les femmes à México. Aussi, les organisations de la société civile ont un certain rôle de pression à jouer dans ces projets puisqu’elles poussent à un renforcement par le gouvernement de ces projets. Elles sont également impliqués dans les projets d’implantation d’infrastructures de sécurité (lumières par exemple) en récupérant des fonds publics qui leur sont alloués.

Il reste à savoir si ces projets ainsi que leurs financements sont efficaces. En effet, malgré tous les efforts que le gouvernement ainsi que les acteurs qui l’appuient, est-ce que cela suffira à faire avancer la lutte pour une ville libre de violence envers les femmes, permettant de créer un environnement épanouissant pour elles ? De même, le rôle de promoteurs/impulseurs de l’AECID ainsi que des organisations de la société civile impliqués dans le processus de financement de ces projets sont des sujets à développer plus en profondeur.

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Forum 2017 – Nos stagiaires en Afrique Subsaharienne

NOS STAGIAIRES AU TOGO ET AU BÉNIN

Le grand marché de Lomé

Sonia Meite et Ugo Bajeux (EUP)

Projet d’appui à la reconstruction des marchés et des commerçants de Kara et de Lomé : vers un renouveau commercial du Togo ?

L’objectif est d’étudier le projet d’appui à la reconstruction des marchés et aux commerçants – PARMCO – de Kara et de Lomé suite aux incendies dont ont été victimes les deux marchés en janvier 2013. Lomé est une petite capitale d’Afrique de l’Ouest qui concentre principalement son activité économique sur le commerce avec un marché, principalement informel, qui occupe la majeure partie de la ville et surtout une activité portuaire en devenir et déjà assez importante, desservant le Burkina Faso en plus de la totalité du Togo.

Ce projet a un double objectif : le premier est celui de reconstruire le marché avec la réalisation d’études architecturales et d’ingénieries. Le second est un accompagnement dès la formation des commerçants en les sensibilisant sur la nécessité de rendre formelles leurs activités, de souscrire à des assurances, et d’avoir des comptes dans les banques ou les établissements de micro finance, afin d’éviter la thésaurisation.

Le projet est donc un appui à la modernisation des activités des bénéficiaires en formant les commerçants des marchés à la tenue des registres de recettes-dépenses, et en organisant au profit des membres des associations de femmes chefs d’entreprises, des sessions de formation sur divers thèmes liés à la gestion des entreprises.

Cotonou : le registre foncier urbain

Céline Bertrand et Kévin Poisson (EUP)

L’étude proposée porte la complexité foncière Béninoise et le financement d’un outil visant à la simplifier en prenant le cas de Cotonou, capitale économique du pays.

On s’interrogera sur la capacité de l’outil municipal appelé “registre foncier urbain” à s’adapter à cette complexité due à l’enchevêtrement de différents droits fonciers et à participer à l’indépendance financière des municipalités béninoises.

Cette étude s’attachera également à considérer le rôle des bailleurs de fonds internationaux dans la promotion du développement endogène des territoires.

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Forum 2017 – NOS STAGIAIRES EN AFRIQUE DU NORD

NOS STAGIAIRES EN AFRIQUE DU NORD

Cet été, ce sont en tout cinq groupes de stagiaires qui se rendront en Afrique pour travailler au nom d’Urbanistes du Monde. Parmi eux, trois groupes ne franchiront pas le Sahara et enquêteront au Caire, à Rabat et à Casablanca.

Les sociétés coopératives (gam’iat) au Caire

Marina Najar

Dans l’Égypte postcoloniale, des sociétés coopératives (gami’at) se sont formées spontanément comme moyen d’assurer l’autonomie financière de certaines communautés face à la puissance coloniale. C’est donc au Caire que je me pencherai sur le fonctionnement des budgets collectifs qui servent à la fois de caisses d’épargne et de fonds de financement de petites entreprises et de mini-projets. Ces gam’iat reposent tacitement sur un code d’honneur à cheval sur les principes de justice et d’équité, et sont une façon d’assurer une solidarité mutuelle, en encourageant à partager les responsabilités et à créer un sentiment d’appartenance par rapport aux projets entrepris.

Au courant des deux prochains mois, j’aimerais donc me pencher sur les coopératives gérées par des femmes au Caire. Je voudrais mieux comprendre comment ces circuits particuliers d’épargne parallèle au système bancaire parviennent à financer une économie informelle tout en créant un réseau de support et de confiance entre les femmes de nature à leur apprendre l’autogestion de petits projets et consolider surtout leur statut familial et social.

 

Le programme « Villes sans bidonvilles » à Rabat : le partenariat multi-acteur et le micro crédit pour financer le relogement

 Roxane Fouroughmand, Guillaume Fournier

Depuis quelques années, les villes du Maroc – à l’image de celles des pays en développement – sont touchées par un afflux massif de population. Le manque d’infrastructures et de logements sur place conduit à la prolifération de bidonvilles, symboles de la précarité urbaine. Pour les villes du Sud, ces formes d’habitats posent évidemment des problèmes de santé publique, mais constituent aussi un frein à leur attractivité.

C’est dans ce contexte que le Maroc lance en 2004 un dispositif innovant : le programme « Villes sans Bidonvilles ». Jusqu’alors, les politiques publiques de résorption de ces habitats insalubres s’étaient concentrées sur des opérations de recasement et de relogement. Les échecs successifs de ces politiques ont conduit à un changement d’approche. « Villes sans Bidonvilles » s’établit comme un programme novateur car il vise à réduire le nombre considérable de logements insalubres en optant pour une logique participative qui est double. Il favorise la collaboration des services publics, privés et associatifs, mais aussi la participation des habitants avec notamment la mise en place de la maîtrise d’ouvrage sociale. Cette dernière est réalisable grâce à l’accès au micro-crédit qui est un mécanisme de financement innovant permettant aux familles de participer matériellement et économiquement à leur relogement. Il leur est demandé, notamment, de contribuer à l’achat de parcelles et à la construction de logements. Ce type de financement permet de penser un développement de plus long terme qui ne se limite pas à la simple éradication d’un bidonville, où le problème ne serait pas résolu mais déplacé ailleurs.

Projet: étude des stratégies de marketing territorial à Casablanca.

 Damien Berret, Juliette Guichardet

A l’instar d’autres grandes métropoles mondiales, Casablanca est la première ville africaine à avoir mis en place une stratégie de “marketing territorial” en développant la marque “Wecasablanca”, destinée à attirer investisseurs internationaux, étudiants et touristes à travers la conduite d’opérations promotionnelles et l’organisation d’événements locaux.

Notre projet vise à mieux comprendre les tenants et les aboutissants de cette stratégie : Quels sont les avantages compétitifs mis en avant ? Quelles sont les valeurs qui guident le processus de “branding” ? Quels sont les acteurs (privés, publics) derrière la marque ? Quels sont les canaux par lesquels ces projets phares sont financés ?

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